À L'AGENDA - PRINTEMPS 2011
Depuis le début de l'année, je suis engagé dans une course contre la montre qui me laisse peu de répit.
A) Mon médecin, qui tient à réparer ma vilaine hernie ombilicale avant qu'il soit trop tard, a réussi à me faire assez peur pour que j'accepte de perdre 37 livres. En date du 24 mai 2011, il m'en reste 3 à perdre. Il veut aussi que je confie mon corps à une nutritionniste de l'hôpital qui va, paraît-il, m'aider à améliorer ce qu'elle appelle mon équilibre acido-basique. Elle a l'air compétente, mais elle a la vilaine manie de me parler en bébé, genre :
— Bon. On va noter tout-tout-tout c'qu'on mange. On va éviter les viandes rouges, les boissons gazeuses, le sucre, le sel... Tout-tout-tout c'qu'il y a dans votre petit cahier.
Ça m'énerve !



LES BÂTISSEURS DU QUÉBEC MODERNE
Depuis le
printemps dernier, je consacre au moins deux jours / semaine à un
projet de dictionnaire biographique que j'espère publier avant la fin de
2014... chez Quitte ou Double, évidemment.
Il s'agira d'une
œuvre de collaboration qui se propose de répertorier les centaines de
bâtisseurs et de figures emblématiques qui ont fait entrer le Québec
dans l'ère moderne et qui l'ont porté sur leurs épaules en des temps
particulièrement difficiles :
- la Crise
des années trente (1929-1939)
- la Grande
Noirceur (1945-1959)
- la Révolution
Tranquille (1960-1968)
On a donné leurs noms à des centaines de rues, d'écoles, de centres de loisirs, de complexes... et pourtant, la plupart des Québécois n'ont aucune idée de ce qu'ils leur doivent et encore moins de ce qu'ils ont accompli il y a 50, 60 70 et 80 ans...
Plus de 800 portraits...
NOTE : le site dont l'adresse suit pourra être consulté à l'automne 2011.
www. lesbatisseursduquebecmoderne.com
Quelques bâtisseurs...
Alphonse et Dorimène Desjardins
LE DERNIER POQUELIN D'AMÉRIQUE
J'ai mis de côté un roman dans lequel je m'étais beaucoup investi (Les démons de Lancelot)
pour me jeter à corps perdu dans celui-ci. Je m'y mets tout de suite
parce que c'est un livre que je porte en moi depuis très longtemps et
parce que je ne serais vraiment pas content de ma vie si je mourais
avant d'avoir fini de l'écrire.
J'en ai au moins pour deux ans...
Il s'agit d'un roman librement inspiré de la vie fabuleuse et de l'œuvre impérissable de mon père, qui ne fut jamais que l'ombre de lui-même et qui laissa derrière lui une douzaine de livres à paraître, cinq ou six concessions minières à être exploitées le moment venu, une quinzaine de caisses de mousse à tapis Monjoli – capable de transformer une descente de bain en tapis de Turquie – et qui aurait certainement connu Zappy Bibicy s'il s'était donné la peine d'exister...
Je vous laisse avec cette idée de prologue, en passant.
Prologue
L'année même où naquit Zappy Bibicy, un volcan éteint depuis au moins mille ans fit son irruption dans la péninsule du Kamchatka, l'ouragan Diane dévasta le nord-est des États-Unis, des centaines de milliers de sauterelles ravagèrent le nord de l'Algérie et la terre trembla au sud de la rivière Peel, dans le Yukon. C'est écrit en toutes lettres dans son autobiographie. Personne d'autre que lui n'ayant cependant validé le lien de cause à effet censé le relier à ces événements, le lecteur est prié de garder à l'esprit que d'autres explications demeurent possibles.
(Variations sur un thème de Douglas Adam)Raymond Paquin
B) J'ai un essai en tête. Une manière de pamphlet que j'aimerais terminer à temps pour le Salon du livre de novembre prochain. J'ai dû réécrire le premier chapitre cinq fois... Je n'ai pas le souffle d'un Valdombre et je suis trop agressif pour être un bon polémiste. J'en ai pourtant un à travers la gorge, mais j'ai beau pédaler dans ma tête comme un hamster à dix vitesses, je n'arrive pas à le mettre sur les rails...
Souhaitez-moi bonne chance.